31.10.2006

Just hang on, suffer well

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11.10.2006

Quai des brumes

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08.10.2006

Sunday gloomy Sunday

medium_stores-small.3.jpgEncore un, où je me lève inhabituellement tard en n’étant même pas sortie la veille…Mon excuse d’avant pour passer un dimanche à rester enfermée, c’était que j’étais sortie la veille, et parfois rentrée à 6 ou 7h du mat, éreintée, d’avoir dansé presque non-stop. De la bonne fatigue, sans forcément d’alcool, de celle qui se récupère en faisant un gros somme et en se couchant tôt le dimanche. Fraîche comme une rose le lundi, c’était le bon vieux temps. Hier, rien de tout cela. Un ciné en fin d’après-midi, drôle d’heure pour une séance, entre le goûter et le dîner, sauf que nous n’avons fait aucun des deux. Un moment d’évasion après ce samedi de course habituelle, une petite bulle d’ailleurs, de rêve…en sortant, je suis partante pour un verre ou deux dans un bar près de chez moi. Avec l’âge, ce qu’on devient prudent et précautionneuse. Pas trop loin, pas trop tard, se garder la possibilité de pouvoir rentrer à pied…Il est effectivement pas trop tard quand le brouhaha autour de moi devient assourdissant, que j’ai l’impression de n’être carrément pas de la même espèce que les gens autour, qui parlent, rient, ne semblent pas entendre ce son qui résonne abominablement. Suis-je aussi la seule à croire que cet endroit a rétrécit depuis le moment où nous sommes entrées ? Tout ce parasitage me gâche ce moment pourtant bien agréable. Dommage.

 

L’évasion, le bus, le soulagement de me dire que je vais retrouver le calme. Il est tôt, c’est l’heure à laquelle les autres sortent. Je n’ai toujours pas faim, juste hâte de savourer un thé bien chaud, de me lover dans la quiétude de mon appartement sans voisin.

 

Aujourd’hui, il fait un temps magnifique. Enfin, je suppose. Le soleil tape à travers les stores, je vois un bout de bleu par la fenêtre de ma cuisine, en faisant des contorsions. Mais je n’ouvre pas les stores, à quoi bon. Il vaut mieux laisser l’imagination faire. Peut être un patio inondé de soleil, une maison avec vue sur la mer ? Plutôt que de voir la réalité : il fait beau oui, mais avec cette cour étroite et ces 3 derniers étages qui me masquent presque tout le ciel, je ne devine qu’une bandelette ridicule de ce beau temps. J’ai envie de sortir, pour en profiter, mais comme toujours, je sais…je sais qu’il faudrait aller trop loin pour voir l’horizon, ou un angle de ciel suffisamment grand pour devoir tourner la tête. Qu’il n’y a aucun endroit accessible ici où sentir de l’herbe, de la végétation asséchée par les premiers froids, sans être agressé par une odeur supplémentaire de gaz et de poubelles…ou suffisamment dépeuplé pour avoir l’impression d’espace dont j’ai besoin. Non, il n’y a rien de tout cela. Je le sais, parce que du temps où je sortais me promener,  je rentrais à chaque fois plus désolée de ce que j’avais trouvé. Je reste donc, à m’imaginer des décors derrière ces stores tirés…

 

 

 

18.09.2006

les repar'Boys

et voilà...ils sont beaux, ils sont pros...je suis sûre que tout le monde va me demander leur adresse...

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15.09.2006

Note nulle qui parle de rien...

ce titre est signé : ©Benrouf.

 

 

 

(burps)L’humanité part en vrille. Une émission sur le terrorisme hier a achevé de m’écoeurer. Plus rien à en faire. Vous me direz, c’est une minorité. Mais qui en veut à tout le reste, et porte une telle haine en concentré que ça en fait un véritable rouleau compresseur à chair humaine. Ils sont habités par la religion qui les dévore telle la peste et nous, on n’a plus qu’à attendre de voir comment nous ou nos enfants allons mourir au nom de cette hérésie. Si c’est nous, avec du bol, une bonne grosse explosion. Nos enfants, peut être d’un virus mortel que se seront injecté des martyrs illuminés ou d’une bonne bouffée de gaz empoisonnant ?

 

(re burps)Le travail c’est la santé parait-il…apparemment quand on en abuse c’est l’effet inverse. Tendinite, stress, insomnie, tension, migraines ophtalmiques, c’est vrai que ça fait un bien fou. Bon, encore un mois et j’aurai plein de vacances à éponger. Des semaines de 4 jours jusqu’à Noël. Pour mieux admirer l’intérieur de mon appart puisque rien pour partir où que ce soit. Berlin me manque, mais je devrais éviter tellement d’endroits pour ne pas fondre en larmes, me retenir pour ne pas aller le voir, lui redemander encore, pourquoi. Et puis je fais un blocage sur la langue. Tout ce que j’avais appris si vite, fiuuut, envolé. La magie est partie. Elle laisse un grand vide, un vague souvenir d’un temps où j’avais l’impression d’appartenir à une chimère, à une ville, à une vie. Encore quelques mois sont nécessaires avant que je puisse y retourner sereinement, et profiter à nouveau de cette ambiance, de ces rues qui m’ont fait craquer la première fois ! (n’empêche, si quelqu’un pouvait me rapporter un Döner kebab et une currywurst, en vous remerkiant…)

 

(mmphh)Nan, sinon, ça va. Métro-boulot-dodo avec l’impression de rentrer tous les soirs chez moi avec un corps en kit et un cerveau de bulot. Le samedi courses-lavomatic-ménage et le dimanche en Grande Crado. Tu prends une semaine et tu dupliques à l’infini…ça évite de penser, ça donne une bonne excuse pour n’avoir plus envie de rien, écrire, prendre des photos, parler, sortir…l’hiver arrive tôt cette année.

 

J’aurais bien une photo sublime des 2 personnages qui ont réparé mon pc qui avait rendu l’âme cet été, lâchement, pendant mon absence, mais je dois leur demander l’autorisation d’abord. Ils ont du bol, suis bien élevée. Pourtant je sais pas ce qui me retiens de…

 

 

Comme je suis bonne (no comment là-dessus, merki) je vous mets une photo de là où je vais aller dedans ma tête ce weekend pour oublier ce trou pourri.

 

 

 

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